Résumé public du daf
Daf 2Meila
La mishna ouvre sur des kodshei kodashim invalidés avant la zrikat ha-dam : malgré une sheḥita au sud, une qabbalat ha-dam au mauvais endroit, un rite fait de nuit, ou une pensée de piggul ou de hors-lieu, ils restent soumis à me'ilah. Rabbi Yehoshua formule ensuite un principe : si l’offrande a déjà connu une sha'at heter la-kohanim, la me'ilah cesse ; sinon elle demeure. Sont donc exclus de me'ilah notar, toum’a et sortie après permission, mais non piggul, hors-lieu ou service accompli par des personnes inaptes. La Guemara explique pourquoi chaque cas devait être énoncé et pourquoi une sheḥita au sud n’est pas assimilée à un animal mort. Sur 2b, Rabba et Rav Yosef débattent : si ces offrandes montent sur le mizbéaḥ, redescendent-elles ? Selon la lecture de Rabba, la me'ilah de notre mishna peut alors n’être ici que rabbinique.
Les points à retenir
- Des kodshei kodashim disqualifiés avant la zrikat ha-dam restent soumis à me'ilah, même si l’invalidité porte sur le lieu, le temps ou une pensée disqualifiante.
- Rabbi Yehoshua distingue entre une disqualification survenue après une sha'at heter la-kohanim et une disqualification antérieure à toute permission de consommation.
- La Guemara refuse d’assimiler une sheḥita au sud à un animal mort : l’acte reste une sheḥita de qodashim, même s’il est invalide pour ce type d’offrande.
- Rabba et Rav Yosef discutent du statut de ces offrandes sur l’autel ; de là naît aussi la distinction entre me'ilah de Torah et me'ilah rabbinique.