Résumé public du daf
Daf 106Menakhot
Le daf reprend le cas d’une minḥa moitié ḥallot, moitié reqiqin : la difficulté de l’huile en surplus est résolue selon Rabbi Shimon ben Yehouda au nom de Rabbi Shimon, pour qui les reqiqin sont oints en forme de chi et le reste d’huile est mangé par les prêtres. Puis la Guemara explique pourquoi, en cas de vœu oublié, le doute ne porte que sur cinq menahot et non sur minḥat nesakhim : elle n’a ni le même cadre, ni la même levona, ni le même shiour d’huile, ni kemitza. Vient ensuite la grande mahloket entre les Ḥakhamim et Rabbi Yehouda HaNassi sur le nombre de récipients et de menahot à apporter lorsqu’on a oublié type et quantité, avec plusieurs explications amoraïques. Enfin, la michna fixe des minima pour le bois, la levona et certains dons en métaux, et la Guemara dérive du verset la possibilité d’offrir bois et levona.
Les points à retenir
- Dans une minḥa moitié ḥallot moitié reqiqin, l’huile restante n’est pas forcément reversée dans la pâte : selon Rabbi Shimon ben Yehouda au nom de Rabbi Shimon, elle est mangée par les prêtres, comme pour une offrande de reqiqin.
- Le doute sur une minḥa vouée puis oubliée ne vise que cinq types, car minḥat nesakhim s’en distingue par cinq traits : elle n’est pas exclusivement individuelle, n’est pas apportée pour elle-même, n’exige pas de levona, a un autre volume d’huile et n’exige pas de kemitza.
- Quand on a oublié le nombre d’esronim, les Ḥakhamim permettent souvent de condenser en une grande minḥa, tandis que Rabbi Yehouda HaNassi exige des menahot séparées couvrant toutes les possibilités.
- La nouvelle michna établit des seuils minimaux : deux bûches pour le bois, un kometz pour la levona, puis des minima pour l’or, l’argent et le cuivre consacrés.