Résumé public du daf
Daf 57Menakhot
Le daf s’ouvre sur l’analogie entre faire lever une minḥa et cuire sur Shabbat. À partir du cas de la viande posée sur des braises, la Guemara précise qu’un rôtissage d’un seul côté, même au niveau de ma'akhal ben Derosaï, ne suffit pas; des discussions suivent sur la mesure d’un volume de figue rôti en un ou plusieurs points. Puis le daf revient au verset sur le ḥametz de la minḥa: il inclut la minḥa avant la kemitza et les autres menakhot, mais exclut l’offrande déjà disqualifiée. Deux dilemmes restent en suspens: un second ḥimouts après sortie du parvis, et un ḥimouts au sommet du mizbeaḥ. Sur 57b, la Guemara traite de l’inclusion de la minḥat nesakhim et du leḥem hapanim, du statut sanctifiant des mesures sèches ou liquides, puis de l’interdit de faire monter à l’autel certains restes d’offrandes, jusque sur la rampe selon Rabbi Yoḥanan.
Les points à retenir
- Pour Rabbi Yoḥanan, la cuisson sur Shabbat n’est reconnue ici que lorsque les deux faces atteignent au moins le niveau de ma'akhal ben Derosaï; une seule face ne suffit pas.
- Le verset « toute minḥa » élargit l’interdit de ḥimouts aux autres menakhot, et le mot « minḥa » inclut déjà l’état antérieur à la kemitza.
- Une minḥa apte est concernée par l’interdit de ḥimouts, tandis qu’une minḥa déjà disqualifiée en est exclue; deux cas-limites restent sans réponse.
- La discussion sur les keli mideh oppose des avis sur la sanctification des mesures sèches et liquides, ce qui éclaire l’inclusion du leḥem hapanim et des menakhot liées aux nesakhim.