Résumé public du daf
Daf 70Menakhot
Le daf s’ouvre sur plusieurs doutes autour d’un épi ou d’un produit déjà soumis aux prélèvements puis replanté : faut-il suivre la croissance initiale ou l’accroissement ultérieur ? Rabba distingue entre une semence qui se décompose en terre et une semence qui demeure, et l’exemple des oignons ne tranche pas son cas. La Guemara compare ensuite ce problème à un atzitz non perforé devenu perforé, puis au cas d’un épi déjà lissé en tas, ressemé et désigné comme terouma ou maasser alors qu’il est encore attaché au sol. Une discussion annexe précise pourquoi une terouma « attachée » n’entraîne pas les mêmes sanctions. Puis le daf passe à la mishna sur les cinq céréales : elles seules sont concernées par ḥalla, ḥadash et la moisson avant le omer. La Guemara en cherche les sources, exclut riz et millet, et analyse diverses combinaisons de grain, farine et pâte.
Les points à retenir
- Rabba interroge le statut d’une repousse issue d’un produit déjà prélevé, surtout lorsque la semence initiale ne se décompose pas en terre.
- Abaye distingue le cas de l’atzitz non perforé puis perforé : c’est un seul semis, contrairement à l’épi replanté qui relève de deux semis distincts.
- Les cinq céréales seulement sont incluses pour ḥalla, matza, ḥadash et l’interdit de moissonner avant le omer, grâce à des gezerot shavot sur « pain » et « prémices ».
- La baraita sur grain, farine et pâte est reliée par différents Amoraïm à plusieurs domaines, et Rava l’explique pour la tum’at okhlin avec la question des enveloppes du grain.