Résumé public du daf
Daf 56Nazir
Le daf poursuit le cas complexe d’un nazir en situation de doute concernant la tsara'at et l’impureté. Il établit d’abord l’échéancier des rasages et des délais: pour un nazir court, il peut manger des qodashim après soixante jours, mais ne boit du vin et ne se rend impur pour un mort qu’après cent vingt jours; pour un nazir d’un an, ces délais deviennent deux puis quatre ans. La Guemara utilise ces durées pour repousser l’avis de Rav Ḥisda: les jours de metsora confirmé ne comptent pas dans le compte de nezirout. Un midrash affine ensuite la distinction entre jours de tsara'at confirmée, jours de purification, jours de quarantaine, et impuretés de zav et zava. La seconde moitié du daf traite du lien entre les impuretés pour lesquelles le nazir se rase et l’interdit d’entrer au Temple, puis de la transmission des enseignements et du cas du revi'it dam.
Les points à retenir
- Dans un cas de doute sur la tsara'at et l’impureté, les rasages ne peuvent pas être rapprochés librement: chaque coupe doit pouvoir correspondre à un statut possible sans contredire le compte de nezirout.
- La Tosefta sur le nazir d’un an sert de preuve contre Rav Ḥisda: les jours de tsara'at confirmée ne sont pas intégrés au minyan de la nezirout.
- Le daf distingue plusieurs périodes: les jours de tsara'at confirmée et les jours de purification du metsora ne comptent pas, tandis que les jours de hesger ainsi que les impuretés de zav et zava comptent.
- Concernant la tum'at met, la michna relie l’obligation de rasage du nazir à la responsabilité pour entrée au Temple; Rabbi Meïr conteste ce parallélisme en invoquant le sheretz.