Résumé public du daf
Daf 9Nazir
La michna discute celui qui dit : « Je suis nazir » puis ajoute qu’il s’abstiendra de figues sèches. Beit Shammaï le considèrent nazir, tandis que Beit Hillel refusent, car la nazirout ne vise que la vigne. La Guemara relie d’abord Beit Shammaï à Rabbi Meïr : une parole n’est pas prononcée en vain ; puis elle reformule : dès qu’il a dit « nazir », le statut prend effet, et la suite ressemble à une tentative de faire annuler le vœu, ce que Beit Shammaï rapprochent du hekdech. Beit Hillel sont expliqués soit par Rabbi Yossé, qui tient compte de la fin de la phrase, soit par Rabbi Shimon, pour qui un engagement formulé hors du cadre valable ne produit rien. Sur 9b, une baraita de Rabbi Natan propose deux versions. Puis le daf compare ce cas aux minḥot promises en termes invalides, avec le débat entre Ḥizkiyya et Rabbi Yoḥanan sur l’orge, les lentilles et la portée exacte de Beit Shammaï.
Les points à retenir
- La mahloket de la michna porte sur une formule contradictoire : accepter la nazirout tout en décrivant une abstinence qui n’appartient pas à la nazirout.
- Beit Shammaï sont lus soit à travers Rabbi Meïr (« on ne parle pas en vain »), soit comme considérant que le statut de nazir prend effet immédiatement avant la suite de la phrase.
- Beit Hillel sont rapportés soit à Rabbi Yossé, qui tient compte de la fin de l’énoncé, soit à Rabbi Shimon, qui invalide un engagement formulé d’une manière non reconnue.
- Le parallèle avec Menahot sert à tester jusqu’où l’on corrige une formulation erronée : orge, farine, absence d’huile ou de levona, demi-issaron, et surtout la distinction entre orge et lentilles.