Résumé public du daf
Daf 74Nedarim
La michna discute si un yavam peut annuler les nedarim d’une veuve en attente de yibbum. Rabbi Eliezer l’autorise même face à plusieurs yevamin; Rabbi Yehoshua ne l’admet que s’il n’y a qu’un seul yavam; Rabbi Akiva le refuse dans tous les cas. La guemara explique naturellement Rabbi Yehoshua par l’idée que la zika est réelle, et Rabbi Akiva par l’idée qu’elle ne l’est pas. Pour Rabbi Eliezer, Rav Ami limite le cas à un ma’amar déjà effectué, en le lisant selon Beit Shammaï. Une autre voie est proposée quand le yavam a comparu au beit din et doit nourrir la yevama: puisque ses vœux dépendent du consentement de celui qui l’entretient, il pourrait les annuler. Le second amoud objecte à l’explication de Rav Ami, puis la défend partiellement, notamment par une baraita qui reprend la mahloket et conclut sur la remarque frappante de Ben Azzai.
Les points à retenir
- Trois positions structurent la michna: Rabbi Eliezer permet, Rabbi Yehoshua distingue entre un et plusieurs yevamin, Rabbi Akiva refuse toujours.
- Selon la guemara, le cœur du débat porte sur la force de la zika et, pour Rabbi Eliezer, sur le statut du ma’amar.
- Avec deux yevamin, Rabbi Yehoshua rejette l’effet décisif du ma’amar, car un frère peut encore bouleverser la situation par bi’a ou par guet.
- Une seconde explication relie l’annulation des vœux à l’obligation de mezonot imposée par le tribunal, à partir du principe que les vœux d’une femme dépendent du consentement de son mari.