Résumé public du daf
Daf 21Nidda
Le daf s’ouvre par un critère de bediqat dam : pour une teinte comparable au vin coupé d’eau, on compare le sang dans un gobelet tiberien simple, plus mince et donc plus transparent, ce qui fait mieux ressortir le rouge. La michna traite ensuite d’expulsions inhabituelles : morceau informe, éléments ressemblant à une coque, un cheveu, de la terre ou des moustiques, puis formes d’animaux ou d’oiseaux ; elle distingue selon la présence de sang et rapporte la mahloket entre Rabbi Yehouda, Rabbi Meïr et les Ḥakhamim. La guemara discute surtout le cas de la ḥatikha : Shmuel et Rabbi Yoḥanan expliquent d’abord la controverse par l’aspect de la pièce, mais une baraita les conteste. Rav Naḥman bar Yitzḥak, puis une autre version au nom de Rav Yehouda, recentrent le débat sur petiḥat ha-qever : peut-elle se produire sans sang ? Le second amoud ajoute des baraitot sur l’examen intérieur de la pièce, l’os qui révèle un fœtus, et le cas d’un tube à la lumière de « bivsara ».
Les points à retenir
- Pour comparer un sang à la couleur du vin dilué, la guemara exige un « kos tiberi פשוט », car sa paroi plus légère laisse mieux voir la rougeur du liquide.
- La michna distingue plusieurs expulsions : certaines se testent dans l’eau pour savoir si elles sont du sang dissous, et les formes animales soulèvent une mahloket sur le statut de yoledet.
- Face au cas d’une ḥatikha sans sang visible, la guemara abandonne finalement l’explication par la seule couleur et relie la controverse à la question : « petiḥat ha-qever » peut-elle avoir lieu sans écoulement de sang ?
- Plusieurs baraitot proposent d’ouvrir la ḥatikha : chercher du sang, une rougeur interne, ou un os ; puis le daf analyse le verset « bivsara » pour exclure le sang sorti par un tube.