Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 32Nidda

Le daf rattache d’abord la mishna à Rabbi Meir : de même qu’il interdit le yibbum et la ḥalitza aux mineurs, il craint aussi, pour les fillettes, une minorité significative de cas atypiques. Les ḥakhamim, eux, suivent la majorité. La Guemara appuie cela par trois récits où une petite fille est immergée avant sa mère, puis distingue Eretz Yisrael de Bavel et explique, avec Mar Zutra, le cas de Pumbedita par l’huile de teruma, car l’onction est assimilée à la consommation. Elle justifie ensuite le décret sur les filles samaritaines : les Israélites interprètent « ve-im isha » et écartent déjà les petites filles qui voient du sang, pas les Samaritains. Enfin, les deux amoudim clarifient plusieurs seuils d’âge en nida, ziva, keri et zov, entre versets et halakha le-Moshe mi-Sinaï, puis expliquent la formule de la mishna sur la literie des hommes samaritains.

Majorité et minorité en raisonnement talmudiqueStatut des mineurs en yibbum et en impuretéLecture des versets et limites de l’exégèseDifférences entre Israël et SamaritainsTeruma, contact, consommation et onctionDegrés d’impureté des supports et literies

Les points à retenir

  • Rabbi Meir interdit le yibbum des mineurs par crainte d’un cas minoritaire mais réel où l’un des deux se révélerait impropre à la procréation ; les ḥakhamim suivent la majorité.
  • Les immersions d’une nourrissonne avant sa mère montrent qu’une petite fille peut voir du sang très tôt ; à Pumbedita, l’immersion sert à permettre l’onction avec de l’huile de teruma.
  • Le décret sur les filles samaritaines vient de leur absence d’interprétation de « ve-im isha » : chez Israël, une fillette qui voit du sang est déjà traitée comme nida.
  • La sougya distingue soigneusement ce qui vient d’un verset et ce qui relève d’une halakha le-Moshe mi-Sinaï, pour les seuils d’âge de la fille et du garçon en matière d’impureté.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.