Résumé public du daf
Daf 35Nidda
Le daf s’ouvre sur la lecture de Rava d’un verset concernant la ziva d’un metzora : si un texte est nécessaire pour inclure sa deuxième ré’iya dans la tum’a par portage, c’est que le lieu d’où sort la ziva n’est pas traité comme un ma‘yan autonome. Rav Yehouda de Diskarta conteste cette preuve, et Abayé propose une autre dérivation en incluant le metzora homme et femme dans les « sources » d’écoulement. La souguia examine ensuite l’avis de Rav Houna : la première ré’iya de ziva rend impur même si elle est survenue be-oness, en discutant la mishna sur les vérifications et la lecture de « et ». Sur 35b, la Guemara compare ziva et keri, puis analyse la mahloket de Beit Shammaï et Beit Hillel sur le sang post-partum sans tevila, avant d’exposer le grand débat entre Rav et Levi : un seul ou deux « sources » de sang pur et impur.
Les points à retenir
- Rava relie la nécessité du verset sur le metzora à une thèse de fond : le « lieu de la ziva » n’est pas considéré comme un ma‘yan qui transmettrait d’emblée la tum’a par portage.
- La première ré’iya de ziva fait l’objet d’une tension : Rav Houna l’assimile au keri pour la tum’a même be-oness, tandis que les mishnayot sur la bediqa sont relues pour distinguer tum’a et obligation de qorban.
- La discussion entre les Rabbanan et Rabbi Eli‘ezer tourne autour de l’interprétation du mot « et », ce qui déplace la comparaison avec la femme vers la troisième ou la quatrième ré’iya.
- Au sujet du sang après l’accouchement, le daf oppose Beit Shammaï et Beit Hillel sur le rôle de la tevila, puis Rav et Levi sur la structure même des écoulements : un seul ma‘yan ou deux sources distinctes.