Résumé public du daf
Daf 43Nidda
Le daf poursuit l’analyse des plis du corps : un objet placé dans les replis d’un zav ne transmet pas la toum’a de hesset lorsqu’il déplace autrui, car cette transmission est assimilée au contact des « mains », donc à l’extérieur du corps. La Guemara distingue ensuite la niddah, impure dès que le sang passe de l’utérus au vagin, du zav et du ba‘al keri, impurs seulement quand l’écoulement sort « de la chair ». À partir du cas du kohen mangeant la terouma et sentant venir une émission, elle discute la saisie du membre, puis les critères d’une shekhvat zera impure selon Shemouel : sensation corporelle, ou jaillissement « comme une flèche ». Plusieurs safekim de Rava restent sans solution sur le moment décisif — ‘akira ou sortie — pour un converti ou une zava. Sur 43b, le daf examine les mesures du zav et du keri, les versets sur deux ou trois écoulements, puis ouvre la michna sur les statuts d’impureté d’un nourrisson.
Les points à retenir
- Le hesset du zav n’agit que par les parties externes du corps ; un objet caché dans ses plis ne transmet pas cette impureté de déplacement.
- Le zav et le ba‘al keri ne deviennent impurs qu’à la sortie effective de l’écoulement ; la femme niddah, elle, devient impure dès le passage interne décrit par la michna.
- Abaye et Rava discutent du cas du kohen qui tient son membre pour retenir l’émission ; Shemouel discute de la sensation et du jaillissement de la semence, et plusieurs cas d’‘akira avant tevilah restent en suspens.
- Sur 43b, la Guemara oppose Rabbi Natan au nom de Rabbi Yishmaël aux Hakhamim sur la quantité de zivah, précise la distinction humide/sec, deux/trois écoulements, et débat de la mesure de semence qui rend impur au toucher.