Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 60Nidda

Le daf commence par la question d’attribuer un ketem à une non-Juive : Rav exige qu’elle ait déjà vu du sang, mais Rav Chéchet conteste, et Rava relit les baraitot en faisant de Rabbi Meïr l’opinion la plus souple : il suffit qu’elle soit re’ouya lirot. La discussion passe ensuite à l’attribution d’une tache à une shomeret yom kenegued yom ou à une femme en compte de sept jours propres, avec la mahloket entre Rabban Chim‘on ben Gamliel et Rabbi Yehouda HaNassi sur le fait de « ruiner » un statut plutôt qu’un autre. Le daf compare cela au cas de deux chemins, puis examine l’attribution à une femme déjà impure par ketem. Sur 60b, Rabbi Neḥemya pose un principe décisif : un objet non mekabel toum'a ne transmet pas l’impureté des taches. Enfin, la michna sur trois femmes dans un même lit mène à une analyse fine des délais de vérification et de leurs effets rétroactifs.

Attribution d’une tache en situation d’incertitudeConservation ou aggravation d’un statut de pureté/impuretéDifférence entre source corporelle et cause externeEffet du support matériel sur les lois de ketamimPortée du temps et de la rétroactivité en matière de toum'a

Les points à retenir

  • Selon Rava, le premier tanna n’autorise l’attribution à une non-Juive que si elle a déjà eu un écoulement, tandis que Rabbi Meïr permet dès qu’elle est simplement en âge de voir du sang.
  • Rabban Chim‘on ben Gamliel permet parfois d’attribuer la tache à une femme dont le statut est déjà compromis ou ne sera pas aggravé ; Rabbi Yehouda HaNassi refuse lorsque cela ajouterait une nouvelle atteinte à son statut.
  • Rabbi Neḥemya enseigne qu’un ketem trouvé sur un objet qui n’est pas mekabel toum'a — sol, banc de pierre, extérieur d’un keli ḥeres, petit chiffon insignifiant — ne rend pas impure.
  • Pour trois femmes dans un même lit, la vérification d’une seule ne disculpe les autres que si elle a lieu dans le très court délai correspondant au début de l’écoulement ; sinon le doute demeure.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.