Résumé public du daf
Daf 100Pessahim
Le daf confirme d’abord la version d’une barayta récitée devant Rav Pineḥas bar Rav Ami, ce qui maintient l’objection contre Rav Pappa et conduit à lire la michna selon Rav Houna : elle suit Rabbi Yossé, qui permet de manger jusqu’à la nuit les veilles de Chabbat et de Yom tov, mais non la veille de Pessaḥ à partir de samoukh le-minḥa. La Guemara objecte à partir d’une formule halakhique attribuée à Rabbi Yoḥanan, puis répond que, la veille de Pessaḥ, la divergence porte sur l’interruption d’un repas déjà commencé. Une barayta et le récit d’Akko montrent ensuite que Rabbi Yossé dispense d’interrompre à l’entrée de Chabbat, tandis que Shemouel adopte une voie médiane : couvrir la table et faire le kiddouch. Le daf étend cette formule à la havdala, distingue avant et après la neuvième heure, puis aborde le kiddouch récité à la synagogue.
Les points à retenir
- La michna est finalement lue selon Rav Houna : Rabbi Yossé interdit de commencer à manger la veille de Pessaḥ à partir de samoukh le-minḥa, tout en étant plus souple les veilles de Chabbat et de fête.
- L’énoncé « la halakha comme Rabbi Yehouda la veille de Pessaḥ » n’implique pas que Rabbi Yossé autorise tout ; la Guemara le limite à la question d’interrompre un repas déjà entamé.
- Dans le récit d’Akko, les Sages évitent d’interrompre le repas pour que les élèves ne fixent pas à tort la halakha comme Rabbi Yehouda ; la conclusion va comme Rabbi Yossé sur ce point.
- Shemouel ne suit ni l’exigence forte de retirer la table, ni l’absence totale d’interruption : on couvre la table et on récite le kiddouch, et la Guemara comprend de même la havdala.