Résumé public du daf
Daf 110Pessahim
Le daf poursuit l’étude du danger des zougot, les actes faits par paires, surtout pour la boisson. Il explique d’abord qu’après avoir mangé ou bu en nombre pair, on ne doit pas s’affaiblir aussitôt par un rapport. La Guemara examine ensuite ce qui interrompt la série, comme sortir voir le marché, et distingue le voyageur, le dormeur, celui qui va aux toilettes et l’« homme important », plus exposé. Vient alors une série de discussions sur les nombres sûrs — dix, huit, six ou même quatre — à partir de mots de la bénédiction sacerdotale. Le daf rapporte aussi des paroles sur Ashmedai, des remèdes verbaux contre les démons et les sorcières, puis plusieurs exceptions : Eretz Israël n’était pas pointilleuse sur les paires, les objets finis par l’homme ne comptent pas, de même qu’un invité, une boutique ou souvent une femme. Enfin sont abordés le doute, le mélange vin-bière et la combinaison avant ou après la table.
Les points à retenir
- Après avoir mangé ou bu en paires, le danger peut venir de l’affaiblissement qui suit, même sans répéter l’acte lui-même.
- La Guemara distingue fortement les contextes : voir le marché, dormir, aller aux toilettes, rester chez soi ou être une personne importante ne reviennent pas au même.
- Plusieurs Amoraïm réduisent progressivement le danger des nombres pairs pour la boisson, en s’appuyant sur des mots de la birkat kohanim : shalom, viḥuneka, veyishmerekha.
- Le second amoud multiplie les exceptions et nuances : sorcellerie distincte des démons, objets achevés par l’homme, statut de l’invité, doute sur le compte, mélange des boissons et effet du repas autour de la table.