Résumé public du daf
Daf 5Pessahim
Le daf cherche d’abord quand commence l’obligation d’enlever le ḥamets. La Guemara relie le biʿour à l’interdit de manger du ḥamets, lui-même rapproché de la consommation de matsa, puis discute le sens de « bayom harishon » : non la nuit du 14, ni dès son matin entier, car « akh » restreint la journée et vise sa seconde moitié. Sont ensuite examinées les lectures de « harishon », tantôt comme premier jour de fête, tantôt comme jour qui précède. Rava apporte une autre preuve à partir de la sheḥita du qorban Pessaḥ. Une barayta présente ensuite les approches de Rabbi Yishmaʿel, Rabbi ʿAqiva et Rabbi Yossé. Sur 5b, la Guemara analyse les interdits de « ne pas voir » et « ne pas trouver » le ḥamets, leur extension aux maisons, aux dépendances et au dépôt d’un non-Juif, en distinguant notamment le cas où le Juif en assume la responsabilité.
Les points à retenir
- Le daf établit le biʿour du ḥamets à la veille de Pessaḥ, en particulier à partir de la seconde moitié du 14 nissan, par jeux de rapprochements scripturaires et par le mot « akh ».
- Le terme « harishon » n’a pas partout le même sens : selon le contexte, il peut désigner le premier jour de fête ou le jour qui la précède.
- Rabbi ʿAqiva fonde la nécessité d’éliminer le ḥamets avant la fête sur l’impossibilité de le brûler le Yom Tov, ce qui entraîne plusieurs déductions de principe.
- Les versets « bal yeraʾeh » et « bal yimmatseʾ » sont mis en rapport pour préciser où s’applique l’interdit et dans quels cas le ḥamets d’un non-Juif reste permis ou devient problématique, notamment en cas de responsabilité assumée.