Résumé public du daf
Daf 67Pessahim
Le daf commence par la recherche du fondement scripturaire du Pessaḥ offert en état d’impureté. Après avoir repoussé une lecture trop large, Abayé explique que l’expression « impur par un mort » enseigne une limite précise : des individus ou quelques groupes sont repoussés à Pessaḥ Cheni, mais si toute la communauté, ou sa majorité, est impure par contact avec un mort, elle apporte le premier Pessaḥ malgré cette impureté ; cela ne vaut pas pour les autres impuretés. La Guemara passe ensuite aux camps d’exclusion : Rav Ḥisda soutient qu’un metsora entré dans une zone interdite n’est pas passible de malkot, car « seul il habitera » transforme l’interdit en commandement positif de sortir. Puis viennent les avis de Rabbi Yehouda et Rabbi Chim‘on sur les trois camps, les comparaisons entre zav, tame met, sheretz, ba‘al keri et metsora, et enfin l’appui donné à l’opinion de Rabbi Yoḥanan sur le ba‘al keri.
Les points à retenir
- La majorité du public impure seulement par tum’at met n’est pas repoussée à Pessaḥ Cheni : elle offre le premier Pessaḥ en état d’impureté.
- Cette permission collective ne s’étend pas aux autres impuretés : zav, zava, nida, yoledet ou metsora ne sont pas assimilés à tum’at met pour ce point.
- Selon Rav Ḥisda et Rabbi Chim‘on, le verset sur le metsora fait de sa sortie un ‘asseh réparateur ; dès lors, son entrée interdite n’entraîne pas forcément malkot.
- Rabbi Yehouda et Rabbi Chim‘on reconnaissent trois camps distincts, mais les déduisent différemment : l’un du pluriel « les camps », l’autre de la mention successive de metsora, zav et tame met.