Résumé public du daf
Daf 2Sanhedrine
La mishna dresse la carte des juridictions: beaucoup d’affaires civiles se jugent à trois, mais certaines suscitent des débats, comme le motzi shem ra, les malkot, l’ibbour ha-shanah ou l’egla aroufa. Elle passe ensuite aux affaires plus graves: dinei nefashot et plusieurs animaux dangereux à vingt-trois; une tribu fautive, un navi sheker, un kohen gadol, la guerre facultative, l’extension de Jérusalem ou du Mikdash et l’ir ha-nidahat à soixante-et-onze. Puis elle dérive ces nombres des versets: 71 à partir de Moché et des soixante-dix anciens, 23 à partir de deux “assemblées” de dix, avec une majorité plus forte requise pour condamner. Sur 2b, la guemara explique pourquoi “vols et blessures” sont distingués: non pour exclure la nécessité de trois juges, mais pour signaler l’exigence de dayanim mumḥin, contrairement aux aveux et aux prêts.
Les points à retenir
- La mishna répartit les affaires entre tribunaux de trois, vingt-trois et soixante-et-onze juges selon leur gravité et leur nature.
- Plusieurs mahlokot structurent le daf: motzi shem ra, malkot, ibbour ha-shanah, semikhat zekenim et egla aroufa.
- Le nombre 23 est dérivé de deux ‘edot de dix, puis de la règle qu’on acquitte à une majorité d’un mais qu’on ne condamne qu’à une majorité d’au moins deux.
- La guemara distingue gezelot ve-ḥavalot des hodaaot ve-halvaot: tous demandent trois juges, mais seuls les premiers exigent ici des juges experts.