Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 4Sanhedrine

Le daf part de la réponse des Sages à la preuve de Rabbi Yehouda HaNassi sur le nombre de juges en droit monétaire: un même mot peut se lire au singulier malgré une prononciation au pluriel. La Guemara élargit alors le débat: faut-il suivre la vocalisation de la Torah ou son texte consonantique? Rabbi Yoḥanan range dans le camp de la vocalisation Rabbi Yehouda HaNassi, Rabbi Yehouda ben Roetz, Beit Chammaï, Rabbi Chimon et Rabbi Aqiva, avec des preuves tirées de la nidda après naissance, des qarnot du ḥatat, des parois de la soukka et du sang de deux morts. En 4b, Rav Aḥa conteste cette unification, et la Guemara propose pour chaque cas une autre explication. Mais les baraitot sur totafot puis sur yera’eh / yir’eh montrent que la question reste réelle. Le passage sur baḥalev se résout finalement par le sens concret de «cuire».

Interprétation de la TorahQeri et texte consonantiqueComptage halakhiqueValidité a posteriori d’un riteRapport entre verset, sevara et halakha le-Moché mi-Sinaï

Les points à retenir

  • Le daf oppose deux voies d’interprétation: suivre la prononciation reçue du mot ou exploiter les possibilités du texte consonantique.
  • Les exemples ne portent pas tous sur le même sujet: juges, pureté après naissance, aspersions du sang, soukka, impureté du sang des morts, tefillin et pèlerinage.
  • En 4b, la Guemara retire plusieurs preuves trop rapides et montre que certaines mahlokot peuvent s’expliquer autrement que par le seul débat vocalisation/écriture.
  • Le cas de «tu ne cuiras pas le chevreau dans le lait de sa mère» n’est pas tranché par la seule vocalisation: la Guemara finit par s’appuyer sur la manière normale de cuire, dans un liquide.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.