Résumé public du daf
Daf 44Sanhedrine
Le daf poursuit l’affaire d’A’han. Sa faute n’est pas tenue pour totalement cachée, car sa femme et ses enfants savaient et n’ont pas protesté. À partir de « Israël a fauté », la Guemara affirme que même fautif, Israël garde son nom. Plusieurs derashot aggravent encore le portrait d’A’han : transgression de toute la Torah, atteinte à la mila, et, selon certains, rapport avec une na‘ara me’orassa ; Ravina lit plutôt ici l’indication de sa peine. La Guemara précise aussi que ses enfants et « tout Israël » furent amenés pour assister et être réprimandés, non pour être exécutés. Puis viennent les reproches adressés à Yehoshoua, le débat sur son audace, l’ange qui lui reproche surtout le bitoul Torah, et la supériorité de l’étude sur le tamid. Enfin, le daf traite de la kappara par le vidouy, du cas du condamné qui proteste de son innocence, et de la tenue du condamné avant la seqila.
Les points à retenir
- La responsabilité collective apparaît ici sous la forme de la non-protestation : la faute d’A’han n’était pas entièrement « cachée ».
- « Israël a fauté » enseigne que la faute n’efface pas l’identité d’Israël ; en parallèle, les derashot présentent A’han comme un transgresseur extrême.
- L’ange reproche à Yehoshoua deux manquements, mais le « je suis venu maintenant » montre que le bitoul Torah est jugé plus grave que l’omission du tamid.
- Le vidouy du condamné a une valeur d’expiation ; malgré cela, le tribunal ne laisse pas une formule qui discréditerait juges et témoins.