Résumé public du daf
Daf 54Sanhedrine
Le daf s’ouvre par une baraïta qui lit le verset sur l’union avec la femme du père selon l’axe retenu par Rava : le mineur est exclu, le cas vise la femme du père qu’elle soit aussi sa mère ou non, et la peine est apprise par gezerah shava. La Guemara examine ensuite l’interdit lui-même, le sens de « la nudité de ton père », et la mahloket entre Rabbi Yehouda et les Rabbanan sur ce point. Elle traite aussi du double compte des fautes pour le père, l’oncle paternel, la femme du père après la mort du père, et du cas de la belle-fille. La michna passe alors aux rapports avec un mâle ou un animal, ainsi qu’à la lapidation de l’animal. Sur 54b, les versets d’interdit et de peine sont établis pour l’actif et le passif, puis l’on calcule le nombre de fautes involontaires selon Rabbi Yichmaël, Rabbi Akiva, Rabbi Abbahou et Abaye, avant la discussion entre Rav et Chmouel sur l’âge minimal pertinent.
Les points à retenir
- La baraïta rapproche, pour l’interdit puis pour la peine, la mère qui n’est pas la femme du père du cas de la femme du père, à partir de « la nudité de ton père » et de « elle est ta mère ».
- Rabbi Yehouda et les Rabbanan lisent différemment « la nudité de ton père » : femme du père pour l’un, père lui-même pour les autres, ce qui change la manière de compter certaines culpabilités.
- Pour les rapports avec un mâle et avec un animal, la Guemara distingue l’actif et le passif ; Rabbi Yichmaël les fonde souvent sur deux versets, Rabbi Akiva sur une même formulation relue.
- Le nombre de fautes involontaires dépend de cette distinction, et le daf se termine par un débat sur l’âge minimal du partenaire masculin : neuf ans selon Rav, trois ans pour le passif selon Chmouel.