Résumé public du daf
Daf 63Sanhedrine
Le daf s’ouvre sur une tension : plusieurs actes majeurs de ‘avoda zara commis dans un seul he‘elem constituent-ils une seule faute ou plusieurs ? Rabbi Ami ne compte qu’un seul korban, et Abaye explique son avis par le verset « ni ne les serviras », tout en soutenant lui-même que la prosternation est distinguée par trois versets. La souguia précise ensuite le cas de celui qui dit à une idole : « Tu es mon dieu » : Rav le rend passible d’un korban be-chogeg selon Rabbi Akiva, malgré l’absence d’acte, grâce au parallèle avec le veau d’or. Viennent ensuite les gestes d’honneur envers l’idole, les règles de malkot, les lavin she-ein bahem ma‘asseh et les lavin shebikhlalot. Sur 63b, le daf dérive l’interdit de jurer au nom d’une idole, traite de la mention de noms idolâtres bibliques, autorise la dérision des idoles et revient enfin sur l’attirance d’Israël pour l’idolâtrie.
Les points à retenir
- Rabbi Ami considère que sacrifice, encens et libation à une idole, accomplis dans une même inadvertance, n’obligent qu’à un seul korban ḥatat.
- Abaye explique Rabbi Ami par « ni ne les serviras », mais sa propre lecture des trois versets sur la prosternation distingue les types de culte et peut mener à des obligations séparées.
- Dire à une idole « Tu es mon dieu » suffit, selon Rav lu à travers Rabbi Akiva, pour entraîner un korban involontaire, même sans acte physique de culte.
- Le daf distingue deux raisons d’exemption de malkot : l’interdit sans acte et le lav shebikhlalot ; il traite aussi de l’interdit de faire entendre le nom d’idoles par serment, vœu ou incitation indirecte.