Résumé public du daf
Daf 79Sanhedrine
La michna distingue des cas où l’intention homicide existe, mais où le coup n’est pas létal à l’endroit réellement touché, ou ne correspond pas à la personne visée : dans ces cas, l’auteur est exempt. En revanche, si le coup était mortel même après le changement d’endroit, il est passible, sauf selon Rabbi Shimon, qui exige une coïncidence complète entre l’intention et la victime. La guemara rattache cette mahloket au verset « il lui tend une embuscade », puis examine le cas d’une pierre lancée dans un groupe, avec la distinction entre majorité et présence fixe. Elle confronte ensuite cette lecture au passage de la femme enceinte : pour Rabbi Shimon, « une vie pour une vie » y signifie un paiement, suivant Rabbi Yehouda HaNassi. Enfin, la michna traite de meurtriers ou condamnés mêlés, et la guemara précise ces cas selon Shmuel et Reish Lakish.
Les points à retenir
- Un homicide peut être exempt même avec intention de tuer, si le coup tel qu’il a réellement porté n’était pas suffisamment mortel ou si la cible ne correspond pas juridiquement à l’intention requise.
- Rabbi Shimon exige une désignation précise de la victime ; les Hakhamim admettent plus largement la responsabilité lorsque l’auteur visait bien à tuer une personne déterminée de façon suffisante.
- Le verset « une vie pour une vie » dans l’affaire de la femme enceinte est lu, selon Rabbi Shimon et Rabbi Yehouda HaNassi, comme une compensation pécuniaire et non comme une exécution.
- Quand des condamnés ou des meurtriers sont mélangés sans qu’on puisse attribuer exactement chaque statut, la michna applique soit l’exemption, soit la peine la plus légère, et la guemara discute les conditions de ce principe.