Résumé public du daf
Daf 15Sota
Le daf conclut d’abord la procédure de la minḥa de sota : le qometz est porté au mizbeaḥ, salé, brûlé, puis les shirayim sont mangés. Une mahloket précise à quel moment exact la haktara du qometz les autorise. Les prêtres peuvent y ajouter vin, huile et miel, comme une nourriture de dignité, mais même leur part ne peut devenir ḥamets. La Guemara relit ensuite la mishna : la minḥat sota se distingue à la fois de la minḥat ḥote et du omer, car elle est d’orge, en farine grossière, sans huile ni levona. Rabbi Shimon explique plusieurs offrandes expiatoires : on évite que l’offrande du fautif paraisse « meilleure ». Enfin, le daf détaille la préparation des mei sota : récipient de terre, quantité d’eau, débat sur un keli ḥeres neuf, entrée par la droite, et poussière prise à l’intérieur du Sanctuaire, déjà meuble et visible sur l’eau.
Les points à retenir
- Après la qemitsa, le qometz est salé et brûlé sur le mizbeaḥ ; les shirayim reviennent aux prêtres, mais le moment exact de leur permission dépend d’une mahloket entre Rabbi Ḥanina et Rabbi Yoḥanan.
- Les prêtres peuvent assaisonner les restes de la minḥa avec vin, huile et miel, comme une part donnée « en grandeur », mais ils ne peuvent pas la faire lever.
- La minḥat sota cumule deux traits d’exception : elle vient d’orge et en farine non blutée, sans huile ni levona, contrairement à la minḥat ḥote et au omer qui ne s’écartent chacun que sur un seul point.
- Pour les mei sota, la Guemara traite du keli ḥeres, de la quantité d’eau, du déplacement vers la droite et de la poussière : elle doit provenir de l’intérieur du Sanctuaire, être meuble, et être visible sur l’eau.