Résumé public du daf
Daf 43Soucca
Le daf reprend la question du lulav pendant Chabbat. La Guemara écarte l’idée que l’ordonnance de le prendre chez soi suffise à expliquer la permission du premier jour : la vraie distinction est que, ce jour-là, la mitsva vaut min haTorah partout, alors que les autres jours hors du Mikdash elle n’est qu’une commémoration de la pratique du Temple, ce qui justifie la gezerah. Elle précise pourtant qu’aujourd’hui, faute de certitude sur la fixation du mois, on ne repousse pas Chabbat ; en Eretz Yisrael, les formulations des mishnayot distinguent l’époque du Temple et celle de la synagogue. Le verset « oulekakhtem lakhem bayom harichon » fonde l’obligation personnelle, l’exigence de propriété, la portée du premier jour et un débat sur le jour, la nuit et les machshirei mitzva. Le second amoud traite de la arava au septième jour, de sa publicité comme mitsva toranique, de sa forme d’accomplissement et du récit des Beitoussim.
Les points à retenir
- Le lulav du premier jour se distingue des autres jours, car sa mitsva est toranique même hors du Temple ; c’est pourquoi la gezerah de Chabbat n’y a pas été posée de la même manière.
- Aujourd’hui, l’incertitude sur la fixation du mois empêche de repousser Chabbat pour un accomplissement qui n’est pas certain ; la Guemara nuance cependant ce point pour Eretz Yisrael.
- Le verset « oulekakhtem lakhem bayom harichon » sert à apprendre plusieurs règles : chacun doit prendre lui-même, l’objet doit être « à vous », le premier jour vaut partout, et un débat oppose Rabbi Eliezer aux Hakhamim sur « bayom ».
- La arava du septième jour repousse Chabbat pour rendre public son statut toranique, mais le daf débat si la mitsva consiste à la prendre ou à la dresser contre l’autel, jusqu’au récit des Beitoussim qui vient trancher contre Rav Yosef.