Résumé public du daf
Daf 12Taanit
Le daf ouvre sur le statut du ta’anit sha’ot. Rav Ḥisda admet qu’un jeûne compte même si la décision n’a été prise qu’en cours de journée, à condition de poursuivre jusqu’au soir; en revanche, un arrêt avant le coucher du soleil n’est pas un vrai jeûne. Plusieurs objections sont repoussées en disant qu’il ne s’agissait que d’une affliction de solidarité. La Guemara étudie ensuite la qabbalat ta’anit de la veille, le moment où elle doit être formulée, puis la possibilité de manger dans la nuit précédant un jeûne public et la notion de nemnume. Sur 12b, elle distingue jeûne individuel et communautaire à propos des chaussures, discute le fait d’« emprunter » un jeûne, sauf pour un ta’anit ḥalom, efficace surtout le jour même. La michna décrit enfin l’aggravation progressive des jeûnes pour la pluie et l’ordre d’une journée publique de jeûne.
Les points à retenir
- Pour Rav Ḥisda, un jeûne de quelques heures n’a statut de jeûne que s’il est mené jusqu’au soir; sinon, ce n’est qu’une affliction sans plein statut.
- Shmuel exige une acceptation préalable du jeûne tant qu’il fait encore jour, et la discussion porte sur son lien précis avec Minḥa.
- Avant un jeûne public diurne, la possibilité de continuer à manger pendant la nuit dépend des distinctions entre fin du repas, sommeil et simple somnolence (nemnume).
- La fin du daf présente l’échelle des jeûnes publics pour la pluie, puis la journée collective de téchouva: examen des fautes de la ville, lecture de la Torah et des Prophètes, puis supplication.