Résumé public du daf
Daf 19Taanit
La michna traite d’abord des villes frappées par le dever ou par des bâtiments qui s’effondrent : la ville touchée jeûne et lance le cri d’alarme, tandis que les villes voisines réagissent différemment selon le premier avis ou Rabbi Aqiva. Elle définit ensuite le dever, puis énumère des fléaux diffusifs — brûlure des récoltes, nielle, invasions d’insectes, bêtes dangereuses, armée — au sujet desquels on alerte largement, parfois même le Shabbat. Vient alors le grand récit de Ḥoni HaMe‘aggel, qui obtient une pluie d’abord trop faible, puis trop forte, avant qu’elle ne tombe correctement. La michna aborde encore le cas d’un jeûne interrompu par la pluie. La guemara précise quand on suit l’ordre progressif des jeûnes, distingue cultures altérées et perdues, puis définit batsoret et ra'av. Elle analyse les différentes qualités de pluie, la shevi‘it, propose des paraboles sur l’irrégularité des pluies et ouvre l’épisode de Nakdimon ben Guryon.
Les points à retenir
- Le dever est défini par une mortalité régulière : dans une ville de cinq cents hommes valides, trois morts en trois jours consécutifs constituent une épidémie.
- Certaines calamités sont dites « diffusives » : on alerte partout pour elles, car leur danger dépasse immédiatement le lieu où elles apparaissent.
- Le récit de Ḥoni montre une prière qui demande non seulement de la pluie, mais une pluie mesurée, utile et bienfaisante.
- La guemara distingue plusieurs crises agricoles : manque de pluie local ou général, cherté avec disponibilité, ou au contraire absence d’accès réel à la nourriture malgré des prix bas.