Résumé public du daf
Daf 9Taanit
Le daf s’ouvre par la deracha sur « asser teʿasser » : on prélève la dîme « afin de s’enrichir », et, pour ce point précis, le verset de Malakhi autorise à « mettre Dieu à l’épreuve ». Deux récits montrent ensuite la vivacité du fils de Reish Laqish face à Rabbi Yoḥanan. La Guemara revient alors à la pluie : elle peut venir pour un individu, tandis que la parnassa vient pour la collectivité ; la baraita des trois conducteurs du désert (Myriam, Aharon, Moché) nuance cette idée et conduit à distinguer l’individu qui demande pour beaucoup. Après deux récits autour de Rav Pappa et de ses élèves, le daf développe que la pluie peut viser un homme, un champ, voire un seul plant. Il se termine par une mahloket fondamentale entre Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshua sur l’origine des pluies.
Les points à retenir
- La dîme est l’unique domaine mentionné ici où l’on peut « tester » la promesse divine, sur la base de Malakhi 3,10.
- Rabbi Yoḥanan distingue la pluie, accordée même pour un individu, de la parnassa, liée au mérite ou au besoin de la multitude.
- Les trois dons du désert — puits, nuées et manne — sont rattachés respectivement à Myriam, Aharon et Moché, puis disparaissent tous à la mort de Moché.
- Selon la baraita sur Zekharia 10,1, la pluie peut être destinée à un homme particulier, à un seul champ, et même à une seule herbe.