Résumé public du daf
Daf 117Yebamot
Le daf commence par l’extension du lien entre permission de remariage et droits financiers : après le retour de Beit Hillel à l’avis de Beit Shammaï sur la ketouba, Rav Ḥisda affirme qu’une yevama admise au yibbum sur sa propre parole fait aussi hériter le yavam. Rav Naḥman distingue ensuite une demande centrée sur le remariage, recevable, d’une demande centrée sur la ketouba, suspecte, et laisse en suspens les formulations mixtes. La michna énumère cinq femmes présumées hostiles, puis la Guemara examine des cas-limites : fille du beau-père, belle-fille, femme du père et « future belle-mère ». Sur 117b, aucune preuve décisive n’est trouvée pour ce dernier cas. Le daf traite enfin des témoignages contradictoires sur la mort du mari, avec le principe de Rabbi Neḥemya sur la majorité des voix admises ici, puis du cas de deux coépouses qui se contredisent.
Les points à retenir
- Rav Ḥisda relie le yibbum fondé sur la parole de la femme à l’héritage du frère défunt : si le yavam prend sa place dans l’union, il la prend aussi dans la succession.
- Rav Naḥman soupçonne un intérêt financier quand la femme vient d’abord réclamer sa ketouba ; en revanche, si elle vient d’abord demander la permission de se remarier, on l’écoute et on lui donne aussi la ketouba.
- Les cinq femmes disqualifiées ne le sont pas à cause d’une règle technique du témoignage, mais à cause d’une présomption de haine susceptible de les pousser à nuire.
- Dans les cas où la Torah accepte exceptionnellement un seul témoin sur la mort du mari, Rabbi Neḥemya fait compter la majorité des voix, même issues de témoins habituellement disqualifiés.