Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 122Yebamot

Le daf s’ouvre sur un cas où Rav Yosef refuse de fonder une décision sur la parole d’un non-Juif, en la rapprochant de la déclaration d’un vendeur de fruits qui peut parler pour son intérêt. Pourtant, plusieurs récits montrent que les Sages ont parfois admis le témoignage d’un non-Juif annonçant la mort et l’enterrement d’hommes disparus. La michna élargit ensuite les formes de repérage recevables : reconnaissance d’un mort à la bougie ou au clair de lune, et même annonce par une voix sans locuteur visible. La Guemara discute alors les soupçons possibles : démon, ennemie de l’épouse, contexte de danger. Puis Rabbi Akiva rapporte la tradition de Neḥemya de Beit D’li en faveur du témoin unique, ce qui conduit à l’extension du protocole à l’ouï-dire, aux femmes, esclaves et servantes. Enfin, 122b examine l’aubergiste et la controverse Rabbi Akiva–Rabbi Tarfon sur l’exigence d’enquête et d’interrogatoire des témoins.

Crédibilité du témoignageLibération d’une femme dont le mari a disparuGestion des soupçons et des circonstances de dangerÉvolution d’un protocole judiciaireRapport entre récit factuel et procédure probatoire

Les points à retenir

  • La parole d’un non-Juif n’est pas automatiquement recevable : tout dépend si elle paraît servir son intérêt ou être dite de manière incidente, avec des détails concrets.
  • La michna admet des indices de décès inhabituels mais contrôlés : identification de nuit, annonce par une voix, dernières paroles d’un mourant.
  • Le statut du témoin unique se consolide par la tradition transmise à Rabbi Akiva au nom de Rabban Gamliel l’Ancien, puis s’étend à d’autres formes de témoignage.
  • Rabbi Akiva et Rabbi Tarfon discutent la procédure : faut-il examiner ces témoins comme en droit capital, ou les traiter plus souplement, à la manière du droit monétaire ?

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.