Résumé public du daf
Daf 31Yebamot
Le daf commence par la discussion entre Rabba et Abaye sur un safek qiddoushin ou un safek guett : quand impose-t-on ḥaliṣa, et quand craint-on qu’une telle exigence mène à un yibboum interdit ? Rabba distingue plusieurs cas, notamment entre un doute fréquent comme le divorce et un cas rare comme l’effondrement d’une maison, ainsi qu’entre différents types d’incertitude testimoniale. La Guemara examine ensuite si un doute produit par deux groupes de témoins relève du Torah ou du rabbinique, et cite l’affaire de Bar Shatya pour montrer que « deux contre deux » laisse subsister la ḥazaqa. Sur 31b, Abaye puis Rava relisent la mishna sur les cas de qiddoushin et de guett douteux, notamment autour du mot « zeh ». La Guemara analyse enfin l’absence de date dans un sheṭar qiddoushin, avant la mishna sur trois frères et le cas d’un double lien de yibboum.
Les points à retenir
- Dans les cas de doute, la question n’est pas seulement de savoir si l’on est maḥmir, mais si cette sévérité risque d’entraîner une erreur pratique, par exemple un yibboum interdit.
- La Guemara distingue un doute fondé sur la réalité du fait d’un doute né de témoignages contradictoires ; dans le second cas, la ḥazaqa peut rester décisive.
- Le mot « zeh » dans la mishna n’a pas la même portée pour le qiddoushin et pour le guett : Rava l’utilise pour exclure surtout le cas de la date dans le sheṭar qiddoushin.
- Dans le cas de trois frères où le second a seulement fait maamar avec la yevama puis meurt, les deux femmes font ḥaliṣa : l’interdit de yibboum ici est présenté comme une gezerah rabbinique.