Résumé public du daf
Daf 51Yebamot
Le daf analyse la position de Rabban Gamliel : un second get après un premier get, ou un second ma'amar après un premier ma'amar, n'ajoute rien. Une première explication par le doute est rejetée par Abaye, car elle ne rend pas compte des cas où Rabban Gamliel admet qu'un get peut agir après un ma'amar, et un ma'amar après un get. Abaye reformule donc : le get et le ma'amar ont chacun un effet réel mais d'ordre différent ; chacun épuise seulement son propre registre, sans empêcher l'autre d'intervenir ensuite. La beraita décline alors des cas concrets avec deux yevamot ou deux yevamim. La Guemara confronte ces règles à Shmuel et à Rav autour de la zika et de la ḥalitza invalide. Enfin, Rabbi Yoḥanan regroupe plusieurs Tannaïm qui considèrent que le ma'amar acquiert la yevama comme un qinyan complet.
Les points à retenir
- Abaye rejette l'idée que Rabban Gamliel parle par simple incertitude : sinon certains troisième actes admis par la beraita deviendraient impossibles.
- Dans la lecture finale d'Abaye, le premier get épuise tout ce qu'un get peut disqualifier, et le premier ma'amar tout ce qu'un ma'amar peut acquérir ; mais get et ma'amar peuvent encore agir l'un après l'autre car ils n'opèrent pas de la même manière.
- La Guemara distingue la bi'a pesoula : elle est supérieure au ma'amar après ma'amar, car la bi'a a une force de Torah, mais inférieure au ma'amar après get, car elle n'acquiert pas tout le "reste" laissé par le get.
- En 51b, plusieurs avis sont rattachés à l'idée que le ma'amar vaut acquisition complète : Rabban Gamliel, Beit Shammai, Rabbi Shimon, ben Azzai et Rabbi Neḥemya.