Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 100Zevakhim

Le daf examine une contradiction apparente dans les propos de Rabbi Shimon sur le statut de l’onen face au korban Pessaḥ. Rav Mari distingue entre jour du décès et seul jour d’enterrement, mais son explication est contestée. Abayé propose alors une autre ligne: tout dépend si le proche est mort avant ou après ḥatsot du 14 nissan, moment où commence l’obligation du Pessaḥ; la preuve est cherchée dans des baraytot sur le kohen tenu de se rendre impur pour ses proches et sur le nazir allant offrir son Pessaḥ, puis la Guemara précise que la source sur le nazir suit Rabbi Akiva. En 100b, Rava distingue entre un décès survenu avant ou après la sheḥita et la zerika du Pessaḥ. Le daf se termine par une longue analyse de l’aninout la nuit suivant l’enterrement, jusqu’à conclure que, selon Rabbi Yehouda HaNassi, cette aninout nocturne relève des Sages et non de la Torah.

Aninout et deuil immédiatKorban Pessaḥ et priorité des mitsvotToumat kohen et nazirDistinctions de temps en halakha

Les points à retenir

  • Abayé distingue entre un décès avant ḥatsot et après ḥatsot le 14 nissan: avant ḥatsot, l’onen n’entre pas dans l’aptitude au Pessaḥ; après ḥatsot, cette aninout ne l’empêche pas de participer au Pessaḥ du soir.
  • L’épisode de Yossef le kohen montre, selon une barayta, qu’un kohen peut être contraint de se rendre impur pour enterrer un proche, même à la veille de Pessaḥ.
  • Selon Rava, si le décès survient après la sheḥita et la zerika faites pour lui, on permet la consommation du Pessaḥ, car la akhilat Pessaḥ est indispensable à la mitsva.
  • La fin du daf analyse la durée de l’aninout après enterrement et rapporte une mahloket tannaïtique; la conclusion retenue attribue à Rabbi Yehouda HaNassi une aninout nocturne de rang rabbinique.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.