Résumé public du daf
Daf 39Zevakhim
La Guemara examine d’abord une baraita sur le sang « qui requiert la base » : il impose le lavage d’un vêtement touché, le piggul peut s’y attacher, et l’offrande de ce sang hors du Temple rend passible. Après plusieurs essais, elle précise qu’il ne s’agit pas des shirayim d’une ḥatat ordinaire, mais des shirayim des ḥataot intérieures, ce qui permet de conserver ces trois rigueurs face au sang disqualifié évacué par le drain vers le Qidron. Puis revient la discussion de Rav Pappa : Ravina lit la michna en distinguant « depuis la corne » au sens littéral et « depuis la base » comme sang apte au yesod. Enfin, une baraita dérive de Lévitique 4,20 quelles aspersions intérieures sont indispensables, inclut le taureau de Yom Kippour et les boucs d’idolâtrie, exclut les boucs de fête et de néoménie, et distingue ce qui empêche réellement l’expiation de ce qui ne l’empêche pas.
Les points à retenir
- La baraita sur le sang « requis pour la base » n’est finalement comprise qu’à propos des shirayim des ḥataot intérieures, non des ḥataot extérieures ordinaires.
- Le principe « le piggul n’existe que pour un service indispensable à l’expiation » écarte d’abord l’idée d’appliquer cette règle au simple versement final des restes de sang.
- Ravina défend Rav Pappa en expliquant que « depuis la corne » signifie un sang déjà appliqué à la qeren, tandis que « depuis la base » vise un sang seulement apte au yesod.
- Les versets de Lévitique 4,20 servent à montrer que les aspersions intérieures sont indispensables, alors que la semikha des anciens et le versement des shirayim au yesod ne le sont pas dans ce passage.