Résumé public du daf
Daf 18Avoda Zara
Le daf commence par le cas de Rabbi Ḥanina ben Teradyon, puni non pour avoir étudié le Shem ha-meforash en soi, mais pour l’avoir prononcé en public; sa femme est tenue pour responsable de ne pas l’avoir repris, et sa fille pour avoir accordé de l’importance aux compliments de dignitaires romains sur sa démarche. Tous trois justifient le din divin. Vient ensuite la visite de Rabbi Yossei ben Kisma, qui avertit Rabbi Ḥanina du pouvoir romain; pourtant, un acte d’intégrité sur des pièces de Pourim et de tsedaqa lui vaut un témoignage favorable. Le récit du martyre suit: brûlé avec un sefer Torah, il voit “le parchemin brûler et les lettres s’envoler”. Sur 18b, Rabbi Meir sauve sa belle-sœur, puis la Guemara discute des stades, camps, théâtres et cirques: danger d’idolâtrie, de dérision, et d’abandon de l’étude.
Les points à retenir
- L’étude d’un interdit pour comprendre et enseigner peut être distinguée de sa pratique; ici, la faute retenue est la prononciation publique du Shem ha-meforash.
- Le daf relie responsabilité personnelle et responsabilité de protester: celui qui pourrait empêcher une faute et ne le fait pas est aussi mis en cause.
- Le martyre de Rabbi Ḥanina ben Teradyon met en avant le qiddoush ha-Shem, le refus de hâter sa propre mort, et l’idée qu’on peut acquérir l’Olam ha-Ba en un instant ou après de longues années.
- Les lieux de spectacle sont examinés sous deux angles: utilité éventuelle pour sauver ou témoigner, mais aussi risque d’idolâtrie, de moshav letzim et de bittoul Torah.