Résumé public du daf
Daf 23Avoda Zara
Le daf reprend la contradiction entre la michna, qui suspecte les non-Juifs de bestialité, et la baraita, qui permet d’acheter chez eux un animal pour un qorban. Ravina propose de distinguer entre le-khatḥila et be-diavad, mais la preuve tirée de la femme emprisonnée est repoussée: dans une affaire d’argent, les geôliers craignent de perdre le paiement. Rabbi Pedat rattache ensuite la contradiction à la mahloket entre Rabbi Eliezer et les Ḥakhamim sur la parah adoumah. La Guemara examine puis écarte plusieurs explications, avant de maintenir que Rabbi Eliezer est plus strict. Sur 23b, elle analyse le statut de la vache rousse: malgré son lien avec le ḥatat, sa disqualification par bestialité est finalement expliquée par le rapprochement entre moum et «corruption», comprise comme débauche ou avoda zara. Le daf s’achève en rouvrant le derash de Sheila sur «prendre» la parah adoumah.
Les points à retenir
- Ravina distingue entre une règle de précaution initiale et une situation jugée après coup, mais cette distinction n’est pas prouvée par le cas de la femme captive.
- Rabbi Pedat lit la contradiction à travers Rabbi Eliezer et les Ḥakhamim au sujet de la parah adoumah achetée à un non-Juif.
- La Guemara discute plusieurs motifs possibles de Rabbi Eliezer: crainte de bestialité, usage pour un travail, ou lecture du verbe «prendre».
- Pour la parah adoumah, la disqualification par débauche ou avoda zara est finalement liée au fait qu’un moum l’invalide et que la Torah associe «corruption» et défaut.