Résumé public du daf
Daf 5Avoda Zara
Le daf ouvre sur la fonction exemplaire de deux fautes majeures : David pour l’individu, et le veau d’or pour la collectivité, afin d’enseigner que la teshouva reste ouverte dans les deux cas. Plusieurs derashot décrivent ensuite la trace durable de la mitsva et de l’aveira. La Guemara revient longuement au veau d’or : selon Reish Lakish, Israël avait atteint au Sinaï un état quasi angélique ; les objections tirées de la procréation, de la mort et de divers versets conduisent à des distinctions, à l’idée de passages écrits sous condition, et à une mahloket sur ce que le don de la Torah devait procurer. Le daf évoque encore l’ingratitude d’Adam et d’Israël, l’idée qu’on ne saisit pleinement l’enseignement du maître qu’après quarante ans, puis ouvre l’analyse de la mishna sur les trois jours précédant la fête des idolâtres.
Les points à retenir
- Le daf établit que la teshouva vaut aussi bien pour un yachid que pour un tsibbour, et qu’il fallait apprendre les deux modèles séparément.
- Une mitsva « précède » l’homme dans le monde à venir, tandis qu’une aveira le suit ; selon Rabbi Elazar, la faute s’attache à l’homme « comme un chien ».
- Le débat sur le veau d’or porte sur l’état atteint au Sinaï : immortalité ou seulement liberté vis-à-vis des nations, avec des réponses fondées sur des distinctions et sur des versets conditionnels.
- À partir de la mishna, la Guemara explique pourquoi l’interdit de commerce commence trois jours avant une fête païenne : un animal destiné au sacrifice doit être vérifié à l’avance.