Résumé public du daf
Daf 55Avoda Zara
Le daf s’ouvre par une question de théodicée : pourquoi Dieu ne supprime-t-Il pas les idoles si elles font trébucher les fautifs ? La Guemara répond qu’il faudrait alors supprimer aussi d’autres réalités que les hommes divinisent, y compris l’humain lui-même. Rabban Gamliel explique à Agrippas, par la parabole de la seconde épouse, le sens de la « jalousie » divine. Puis Rabbi Akiva répond à Zunin : les guérisons obtenues auprès des idoles ne prouvent rien, car les souffrances ont un terme fixé par serment ; Rabbi Yoḥanan relit ainsi les « maladies mauvaises et fidèles ». Rav Yehuda explique ensuite les pluies obtenues après un sacrifice idolâtre : Dieu laisse aux nations une ouverture vers l’erreur, comme l’enseigne Reish Lakish. La mishna puis la Guemara passent au pressoir : statut du jus avant la cuve, aide permise ou non, et débat autour de Rav Huna sur le moment où le vin commence à interdire.
Les points à retenir
- Le retrait total des objets d’idolâtrie du monde n’est pas présenté comme simple, car l’homme peut aussi transformer d’autres réalités, même humaines, en objets de culte.
- Rabbi Akiva explique l’« efficacité » apparente des idoles par le fait que les souffrances ont un moment précis d’entrée et de sortie, fixé comme par serment.
- Rav Yehuda relie les succès apparents de l’idolâtrie à une logique de permission céleste de l’égarement : celui qui vient se souiller n’est pas empêché.
- Dans les lois du pressoir, le daf distingue le jus avant la cuve de réception, puis discute, avec Rav Huna, du statut du vin dès qu’il commence à s’écouler.