Résumé public du daf
Daf 57Avoda Zara
Le daf s’ouvre sur l’hésitation de Shmuel : il ne retarde pas sa décision pour suivre Rabbi Natan, trop limité au cas où un non-Juif mesure le vin avec la main, mais plutôt dans l’espoir de trouver un appui à Rabbi Shimon pour permettre même à la boisson un contact sans intention de libation. Un épisode à Biram montre Rav autorisant seulement la vente d’un vin touché involontairement par une branche portée par un non-Juif ; il précise alors que, même pour un bébé non-Juif d’un jour, son propos n’allait que jusqu’à l’interdiction de boire. La Guemara confronte ensuite Rav et Shmuel à une baraita sur des esclaves circoncis sans tevila et sur les fils de servantes, distinguant adultes et mineurs selon leur connaissance de l’idolâtrie. Enfin, à Meḥoza, un vin remué par un non-Juif puis versé dans un tonneau suscite une controverse entre Rava et d’autres sages sur la possibilité de le vendre.
Les points à retenir
- Rabbi Natan distingue entre un contact de la main et du pied, tandis que la Guemara cherche aussi une voie plus clémente fondée sur l’absence d’intention de libation.
- Rav distingue entre deux niveaux : un vin peut être interdit à la boisson sans être interdit au profit, ce qui permet sa vente dans certains cas.
- La baraita définit ici l’« adulte » non par l’âge, mais par la connaissance de l’idolâtrie et de ses accessoires ; cette distinction structure tout le débat sur les esclaves et les fils de servantes.
- Le daf met en tension plusieurs comparaisons : esclaves achetés et fils de servantes, circoncision sans tevila ou avec tevila, et conséquences différentes pour le vin, la salive et les objets foulés.