Résumé public du daf
Daf 58Avoda Zara
Le daf s’ouvre sur une discussion entre Rav Houna fils de Rav Naḥman et Rava au sujet d’un vin remué par un non-Juif sans intention de nissoukh. Rava précise que, dans le cas du tonneau vendu, seule la masse du vin restant pouvait être vendue, à l’exclusion de la valeur du vin interdit, mais Abayé le réfute finalement à partir d’une baraita. Vient ensuite un récit où deux sages font servir leur boisson par un homme ensuite identifié comme non-Juif : Rabbi Yehoshoua ben Lévi explique les deux avis selon ce que le serveur a supposé, et la Guemara limite le cas à un écoulement par koḥo, sans contact. Puis Rabbi Yoḥanan interdit le vin qu’un non-Juif a dilué, par gezerah de précaution. Enfin, à Bozrah, Rabbi Yoḥanan corrige Reish Lakish sur les dîmes et sur de l’eau publique adorée.
Les points à retenir
- Rava distingue entre l’interdiction du vin lui-même et la possibilité de vendre le reste du tonneau, mais Abayé démontre que le vin remué par un non-Juif est traité plus sévèrement que Rava ne voulait l’admettre.
- Le récit des deux sages et du serveur non-Juif dépend de l’intention présumée du non-Juif ; lorsque l’écoulement n’est que par koḥo, sans contact et sans intention de libation, la Guemara présente un cas permis à la boisson.
- Rabbi Yoḥanan interdit le vin dilué par un non-Juif non parce qu’il l’a touché, mais comme barrière rabbinique, illustrée par la formule : « Va, va au nazir, contourne la vigne ».
- Le passage de Bozrah montre que le statut d’un lieu compte : Bozrah n’est pas Bézer d’Eretz Israël pour les dîmes, et de l’eau publique ne devient pas interdite parce que des non-Juifs s’y sont prosternés.