Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 62Avoda Zara

La mishna distingue entre un travail directement lié au yayin nesech et un travail seulement accessoire : le salaire du Juif embauché pour travailler à ce vin est interdit au profit, tandis qu’un autre emploi, ou la location d’un âne pour être monté, reste permis même si du vin est ensuite transporté. La guemara cherche la raison de cette interdiction : ni l’analogie avec tout issour hana’a, ni le simple transfert du statut au prix ne suffisent, à cause des cas de orla, kilayim et shevi’it. Rabbi Yoḥanan explique donc qu’il s’agit d’un kenas des Sages, qu’Abaye et Rava comprennent différemment pour les conducteurs d’ânes. Le daf examine ensuite le stam yeinam par un cas de blé reçu pour un bateau, puis la manière d’éliminer ce blé. Enfin, l’emprunt de fruits de shevi’it remboursés plus tard est éclairé par la baraita sur l’etnan zona.

Sanction rabbinique et dissuasionCommerce avec des objets interdits ou saintsDifférence entre salaire, achat et cadeauEffet juridique du moment du paiement

Les points à retenir

  • Le salaire n’est pas interdit dans tous les cas de profit issu d’un objet prohibé : ici, la guemara aboutit à l’idée d’un kenas spécifique.
  • Dans shevi’it, la formulation compte : dire « pour sa valeur » ressemble à un achat, tandis que payer un travail sans lier explicitement le dinar au produit change le statut.
  • Abaye et Rava lisent différemment la sanction des conducteurs d’ânes : cadeau de fruits de shevi’it pour l’un, salaire investi de kedoucha pour l’autre.
  • Le décalage entre l’acte et le paiement est décisif dans la fin du daf : un remboursement plus tardif n’est pas qualifié comme une transaction commerciale immédiate.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.