Résumé public du daf
Daf 67Avoda Zara
Le daf s’ouvre sur un cas d’odeur transmise entre du pain et du vin : certains cas sont unanimement permis ou interdits, et la discussion porte surtout sur les situations intermédiaires, selon que le pain est chaud ou froid et que le tonneau est ouvert ou bouché. La suite développe le principe de noten taam lifgam : un goût interdit qui détériore le mets ne l’interdit pas. Shmouel et Rabbi Yoḥanan limitent toutefois l’exemple du vinaigre tombé sur des fèves concassées au cas où elles étaient chaudes ; à froid puis réchauffé, le goût a d’abord amélioré puis détérioré, et cela reste interdit. Deux versions de Reish Laqish précisent comment évaluer cette détérioration. Rabbi Yoḥanan distingue ensuite entre goût et substance pour les sanctions. Enfin, le daf expose la mahloket entre Rabbi Méïr et Rabbi Chim‘on sur noten taam lifgam, à partir des ustensiles des non-Juifs et du verset sur la nevéla.
Les points à retenir
- Le statut de l’odeur dépend ici de la configuration concrète : chaud/froid et tonneau ouvert/bouché, avec des cas où tous s’accordent et d’autres discutés.
- Le principe de noten taam lifgam permet un mélange lorsque le goût interdit détériore réellement le plat ; mais si l’effet a d’abord été positif puis négatif, le mélange reste interdit.
- Selon Rabbi Yoḥanan, si le goût et la substance interdits sont perceptibles, on interdit le mélange et il y a malkout ; si seul le goût subsiste, le mélange est interdit mais sans flagellation.
- Rabbi Méïr et Rabbi Chim‘on discutent de principe : l’un interdit même un goût détériorant, l’autre le permet, en s’appuyant respectivement sur les ustensiles des non-Juifs et sur le critère de la nevéla propre à être consommée.