Résumé public du daf
Daf 69Avoda Zara
Le daf s’ouvre sur une souris tombée dans du vinaigre. Rav Ashi refuse de prouver, à partir d’un épisode rapporté au beit midrash de Rav Kahana, que la souris améliore le goût du vinaigre : l’interdit pouvait venir d’un morceau tangible de souris, non du taam. La Guemara compare ensuite plusieurs mesures de bitoul pour le vinaigre et la bière, avant de conclure que, pour l’une comme pour l’autre, on retient soixante, comme pour les autres interdits de la Torah. La michna passe alors au vin transporté, gardé en boutique, en chariot, en bateau ou laissé à table avec un non-Juif : tout dépend de la surveillance réelle, de la peur d’être surpris et du temps nécessaire pour percer ou rouvrir un tonneau puis le refermer. La Guemara précise enfin la portée de cette crainte et la mahloket sur les bouchons d’argile ou de chaux.
Les points à retenir
- Dans le cas de la souris dans le vinaigre, la Guemara distingue un interdit dû au goût d’un interdit dû à la présence possible d’un morceau substantiel.
- Après plusieurs propositions, le daf conclut que la souris est annulée dans le vinaigre comme dans la bière par soixante fois son volume.
- Pour le vin laissé avec un non-Juif, la question centrale est de savoir s’il se sent libre d’agir ou s’il craint le retour imprévu du propriétaire juif.
- La discussion entre les Sages et Rabban Shimon ben Gamliel porte sur le temps nécessaire pour rendre le vin interdit et sur la visibilité d’une réouverture selon le type de bouchon.