Résumé public du daf
Daf 71Avoda Zara
Le daf s’ouvre sur une contradiction : si des soldats en campagne n’ont pas le temps de verser du vin pour l’idolâtrie, pourquoi des femmes d’une ville conquise sont-elles soupçonnées de viol ? Rav Mari distingue entre le culte idolâtre, qui n’est pas pressant, et le désir sexuel, qui l’est. La michna traite ensuite d’ouvriers juifs à qui un non-Juif envoie un tonneau de yayin nesekh comme salaire : avant prise de possession, ils peuvent demander sa valeur, mais non après. Rav distingue aussi entre dire au non-Juif « sauve-moi du collecteur » et « va à ma place ». Puis la michna examine la vente de vin à un non-Juif selon que le prix est fixé avant ou après la mesure. La guemara élargit alors au qinyan du non-Juif : meshikha, argent, récipient, nitzok, air intérieur du vase, résidu au bord de la cruche, et cas d’achat d’un objet idolâtre par erreur.
Les points à retenir
- Rav Mari résout la contradiction initiale en distinguant l’urgence du désir sexuel de l’absence d’urgence du geste idolâtre de verser du vin.
- Pour un salaire ou une taxe liés à du yayin nesekh, tout dépend de la formulation et du moment où l’objet entre réellement dans la possession du Juif.
- Dans la vente de vin à un non-Juif, la fixation préalable du prix change le statut de l’argent reçu, car elle détermine à quel moment la vente est considérée comme conclue.
- Le daf discute longuement si un non-Juif acquiert par meshikha, et teste cette question à partir de cas concrets : récipient du non-Juif, flux de vin, avance d’argent, erreur d’achat et vol minime.