Résumé public du daf
Daf 102Baba Batra
La première mishnah traite de trois corps trouvés parallèlement : si les deux extrêmes sont espacés de quatre à huit amot, on présume une shekhounat kevarot, on ne déplace pas les corps et l’on vérifie vingt amot plus loin ; si l’on trouve encore un corps, on prolonge la recherche. La Guemara discute alors à qui attribuer ces mesures : aux Ḥakhamim ou à Rabbi Shimon, et propose plusieurs solutions, notamment une mesure prise en diagonale, puis l’explication de Rav Sheisha sur une petite chambre destinée à des nouveau-nés non viables. Elle confronte ensuite cette logique à une mishnah de Kilayim sur une vigne trop serrée, et résout les contradictions par l’intention humaine et la dignité due aux morts. Enfin, une nouvelle mishnah distingue, dans la vente d’un beit kor, entre formulation précise et approximation au sujet de creux et de rochers.
Les points à retenir
- Trois corps alignés, espacés de quatre à huit amot, font présumer un ensemble funéraire permanent ; on doit alors examiner vingt amot au-delà.
- La mesure des vingt amot est expliquée soit par un calcul en diagonale selon les Ḥakhamim, soit par une chambre plus courte selon Rav Sheisha au nom de Rabbi Shimon.
- La formule « les corps du milieu sont comme absents » n’est pas appliquée uniformément : en sépulture et en vigne, tout dépend du contexte et de l’intention.
- Dans la vente d’un beit kor, des creux de dix tefaḥim ou des rochers de dix tefaḥim sont exclus ou inclus selon que la formule de vente est exacte ou approximative.