Résumé public du daf
Daf 105Baba Batra
Le daf examine des formulations contractuelles contradictoires. À partir de l’avis de ben Nanas — on suit la dernière expression — Rav précise que d’autres Sages lui contestent ce principe dans tous les cas. La preuve tirée du bain public de Tzippori ne suffisait pas à elle seule, car on pouvait y hésiter entre rétractation et simple précision : « douze zehuvim par an, un dinar d’or par mois ». Shmuel est ensuite discuté : semble-t-il suivre ben Nanas, ou traiter ces cas comme un doute ? La Guemara conclut qu’il les traite comme un doute, et que l’argent reste chez le possesseur ; cela explique aussi la vente d’un kor mesuré se’a par se’a. Enfin, Rav est cité sur la formule « istera, cent ma’a » pour montrer qu’il faut distinguer entre rétractation nette et expression simplement explicative.
Les points à retenir
- Rav affirme que les Sages ne limitent pas leur désaccord avec ben Nanas au seul cas du loyer : ils contestent plus largement l’idée de suivre automatiquement la dernière formule.
- Dans l’affaire du bain public de Tzippori, la seconde expression peut être comprise soit comme une rétractation, soit comme une précision sur le mode de paiement ; c’est ce qui fonde le partage de la somme litigieuse.
- La position finalement retenue pour Shmuel est que deux expressions contradictoires créent un doute ; dès lors, l’argent reste entre les mains de celui qui en a déjà la possession.
- Les cas du kor de grain et de « istera, cent ma’a » servent à tester si l’on doit raisonner par expression finale, par état de possession, ou par distinction entre précision et rétractation.