Résumé public du daf
Daf 106Baba Batra
Le daf commence par la michna sur la vente d’un champ vendu comme un beit kor « avec ses limites et frontières » : tant que l’écart de mesure ne dépasse pas le sixième, la vente tient, mais au-delà il faut corriger le prix. La Guemara discute alors le cas d’un écart exactement d’un sixième : Rav Huna le range du côté des écarts tolérés, Rav Yehuda du côté des écarts à déduire. Une baraita rapprochant ce cas de l’évaluation des juges sert d’objection, et Rav Huna répond que la comparaison ne vaut que pour le seuil. Sur 106b, Rav Pappa découvre qu’un terrain annoncé comme valant vingt griv n’en contient que quinze ; Abaye maintient pourtant la vente, soit parce que l’acheteur connaissait la parcelle, soit parce que la formule visait sa qualité. Le daf passe ensuite au partage d’héritage par goral, puis au cas d’un troisième frère réapparu, opposant Rav et Shmuel.
Les points à retenir
- Dans une vente de champ décrite avec mesures, limites et frontières, un écart supérieur au sixième entraîne un ajustement du prix.
- Rav Huna et Rav Yehuda discutent du statut d’un écart exactement égal à un sixième.
- Dans l’affaire de Rav Pappa, Abaye distingue entre un acheteur qui connaît déjà la parcelle et un acheteur qui ne la connaît pas, et relit aussi la formule « vingt griv » comme une description de qualité.
- Le partage d’un héritage par tirage au sort devient contraignant par l’accord réciproque des frères, tandis que l’arrivée d’un frère ignoré fait naître une mahloket entre Rav et Shmuel.