Résumé public du daf
Daf 124Baba Batra
Le daf poursuit l’étude du droit du bekhor à la double part (pi shenayim) quand le patrimoine change après la mort du père. La baraita est rapportée à Rabbi Yehuda HaNasi : le premier-né reçoit double dans un shevaḥ venu de lui-même, comme la naissance d’un veau, mais non dans ce que les orphelins ont produit. De là viennent les cas du shtar ḥov, de la dette laissée par le père et de la possibilité pour le bekhor de refuser sa part double. Les versets « en lui donnant » et « double part » sont lus différemment par Rabbi Yehuda HaNasi et les Hakhamim. Rav Pappa distingue plusieurs formes d’accroissement. Sur 124b, les Amoraïm discutent de la conduite du juge, de baraitot contradictoires, puis du statut des prêts, du principal et de l’intérêt, ainsi que d’une créance encaissée en terre ou en argent.
Les points à retenir
- Rabbi Yehuda HaNasi distingue entre un shevaḥ venu de lui-même, qui ouvre droit à la double part, et un shevaḥ produit par l’action des héritiers, qui ne l’ouvre pas.
- Les Hakhamim fondent leur refus sur l’idée que la double part est comme un don qui doit avoir été en possession du père ; Rabbi Yehuda HaNasi rapproche au contraire la part du bekhor de celle d’un fils ordinaire.
- Rav Pappa oppose les cas où l’objet reste fondamentalement le même en se développant (palmier, terre enrichie par le limon) aux cas de transformation plus marquée (épis, dattes).
- Le daf élargit la discussion aux créances : prêt consigné par écrit, principal et intérêt, et même à la question de savoir si l’on a encaissé la dette en argent ou en terre.