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Résumé public du daf

Daf 129Baba Batra

Le daf achève d’abord la discussion précédente : la parole de Mar Zutra vient exclure l’opinion attribuée à Rabbi Yoḥanan au sujet du fils bekhor, ainsi que l’objection de Mar bar Rav Ashi dans le cas d’un modeh be-miqtsat face à des témoins affirmant le remboursement complet. La mishna traite ensuite du shekhiv mera qui répartit ses biens : s’il parle en termes de matana, même mêlée à la yerusha au début, au milieu ou à la fin, sa parole peut valoir ; en pur langage d’héritage, non. La Guemara examine jusqu’où cette combinaison fonctionne : un homme/un champ, puis un homme/deux champs, un champ/deux personnes, voire deux et deux, selon Rabbi Yoḥanan, Rabbi Elazar, Reish Lakish et les Amoraïm de Babylonie. Deux baraitot servent de preuves, jusqu’à distinguer les cas formulés dans le délai de tokh kedei dibbur. En général, ce délai maintient l’unité de parole, sauf pour l’avoda zara.

Transmission des biens à l’article de la mortForce juridique des formulationsMahloket entre traditions d’Eretz Yisrael et de BabylonieContinuité de la parole et tokh kedei dibbur

Les points à retenir

  • Chez un shekhiv mera, la formulation en matana permet de modifier la répartition entre les fils ; un langage de yerusha seul ne suffit pas pour contourner l’ordre successoral ordinaire.
  • Rabbi Yoḥanan, Rabbi Elazar, Reish Lakish, Rav Hamnuna, Rav Naḥman et Rav Sheshet débattent de l’extension de cette règle quand les termes de don et d’héritage portent sur plusieurs personnes ou plusieurs champs.
  • La preuve tirée des « autres » héritiers peut être repoussée en la rattachant à Rabbi Yoḥanan ben Beroka ; en revanche, la baraita des transmissions successives met en avant l’idée que « l’héritage n’a pas d’interruption ».
  • La sugyah conclut en distinguant une formulation continue d’une formulation séparée : dans le cadre de tokh kedei dibbur, plusieurs segments de parole sont juridiquement liés.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.