Résumé public du daf
Daf 128Baba Batra
Le daf s’ouvre sur le cas d’un possesseur d’esclave qui propose à l’autre de jurer et de prendre l’esclave : une fois l’offre acceptée dans ce cadre, il ne peut plus se rétracter. La Guemara explique que Rabbi Abba précise ainsi que la mahloket entre Rabbi Meïr et les Ḥakhamim vaut même quand l’engagement conduit à donner effectivement le bien, et retient l’avis des Ḥakhamim. Viennent ensuite plusieurs décisions envoyées à Rav Yosef bar Ḥama : sur les esclaves laissés aux héritiers, sur les degrés de parenté qui invalident ou non un témoignage, puis sur le témoin devenu aveugle. Les tentatives d’admettre certains témoignages malgré la cécité sont finalement réfutées par une baraita. Sur 128b, la Guemara discute la crédibilité d’un père au sujet d’un fils, le don d’une part successorale à l’épouse, et un cas complexe de shtar, remboursement partiel et serment, avant de revenir aux décisions de Rabbi Abba et à leur version exacte.
Les points à retenir
- L’engagement procédural accepté par l’adversaire devient irrévocable ici même s’il oblige ensuite à remettre l’esclave lui-même.
- Pour les témoignages familiaux, Rabbi Abba admet le troisième degré sur le deuxième; Rava étend au troisième sur le premier, mais pas jusqu’au grand-père paternel selon la halakha retenue dans le daf.
- La baraita fixe un principe net : si le témoin est disqualifié soit au moment des faits, soit au moment de témoigner, son témoignage est écarté; c’est ce qui réfute les avis indulgents sur l’aveugle.
- Sur 128b, la formule ambiguë sur “un fils” est interprétée soit comme un partage d’héritage, soit, selon Rava, comme l’identification du bekhor; le daf traite aussi du statut d’un aveu partiel face à des témoins de remboursement complet.