Résumé public du daf
Daf 132Baba Batra
Le daf s’ouvre sur le doute de Rava : si un bari écrit tous ses biens à sa femme, reçoit-elle réellement le patrimoine ou n’est-elle, comme parfois le shekhiv mera, qu’une apotropos ? Une barayta sur le don total à l’épouse, la ketouba et l’apparition d’un créancier semble prouver qu’un bari donne vraiment ; la Guemara repousse pourtant la preuve par diverses lectures. Rav Naḥman tranche comme les Ḥakhamim : en acceptant le don total, l’épouse abandonne sa ketouba, même si un créancier antérieur peut finalement tout prendre ; cela n’infirme pas l’umdena, car la publicité d’un tel don lui profite. Le daf passe ensuite à la michna sur le mari qui répartit ses biens entre ses fils et donne quelque chose à sa femme : plusieurs explications amoraïques sont réfutées, Rav Naḥman parlant d’une “association” parmi les fils. Enfin, deux cas concrets distinguent entre droits sur le terrain et simples fruits, puis ouvrent un nouveau problème de partage.
Les points à retenir
- Le safek initial porte sur le bari qui donne tous ses biens à sa femme : vrai don ou simple nomination comme apotropos.
- Selon les Ḥakhamim rapportés par Rav Naḥman, accepter le don total fait perdre à l’épouse le recours à sa ketouba, même si un créancier antérieur absorbe ensuite les biens.
- La michna sur les fils et l’épouse ne se laisse pas expliquer simplement par le seul silence ou le seul kinyan : les lectures de Rav, Shmuel et Rabbi Yosei ben Rabbi Ḥanina sont réfutées.
- Le daf distingue nettement entre un droit attaché au sol et de simples fruits : donner des fruits seuls n’équivaut pas à donner une part de terrain.